Le Chemin des Dames

 

Une pièce de Bruno Jarrosson
Mise en scène Yves Carlevaris
Labellisée par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale
Avec : Yves Carlevaris, Bruno Chapelle, en alternance Ivan Morane et Jérôme Keen, Philippe Pierrard, Alain Pochet, Didier Vinson
Co-production et direction artistique: Guy Uzan
Logo Label centenaire

Nous sommes le 6 avril 1917. Le général en chef Robert Nivelle a été nommé en décembre 1916 pour préparer une attaque massive au printemps 1917. Il a prévu d’attaquer avec 800 000 hommes et 3 000 canons le 16 avril au Chemin des Dames. Depuis que le plan est divulgué, beaucoup d’officiers et de généraux ont fait connaître leurs réticences au gouvernement. Le ministre de la Guerre,  Paul Painlevé, récemment nommé à la suite de la démission de Lyautey – qui ne croyait pas lui non plus au plan Nivelle – a clairement pris parti contre le plan Nivelle, après une enquête approfondie.
Le président de la République Raymond Poincaré, lassé de ces débats et disputes qui affaiblissent l’armée et le commandement, a convoqué une ultime réunion pour débattre et décider de lancer l’attaque ou pas.

 

LA PRESSE EN PARLE

PLUME CHOCOLAT
Le chemin des Dames – B. Jarrosson – Essaïon théâtre
Dernière 27 janvier – 21h30
« Le chemin des dames est une pièce intéressante et originale, puisqu’elle nous plonge au cœur des arcanes du pouvoir, en avril 1917, lorsque l’exécutif et les chefs d’Etat-major ont dû décider de lancer ou non l’offensive du même nom. Comme l’histoire en atteste, cette décision était lourde d’enjeux puisque cette bataille a duré au total six mois avec 200 000 morts du côté français (et un peu plus du côté allemand). Et pour restituer cette délibération stratégique, la pièce a été écrite par Bruno Jarrosson, lui-même consultant en stratégie et sans doute aussi un peu passionné d’histoire, tant il semble bien s’être documenté pour rendre cet échange vivant et pertinent.

Le 6 avril, le président Raymond Poincaré (Philippe Pierrard) arrive donc avec le président du Conseil Alexandre Ribot (Bruno Chapelle) et le récemment nommé ministre de la Guerre Paul Painlevé (le très facétieux Alain Pochet). Avant l’arrivée des généraux, ils commencent ainsi à débattre du sujet. Paul Painlevé est, on le voit dès le départ, résolument opposé à cette attaque, tandis qu’Alexandre Ribot y semble plutôt favorable. Dès avant l’arrivée du Général Nivelle, qui a remplacé Joffre en décembre 2016 au commandement des armées, il déploie une argumentation passionnée et très à charge contre la stratégie de Joffre et de son successeur qu’il n’apprécie guère.

L’apparition dudit Général (Didier Vincent, parfait en homme autoritaire et arrogant) crée d’emblée une tension, tant du fait du caractère inflexible de Nivelle que de l’animosité patente entre les deux hommes. Il sera suivi par deux autres généraux : Joseph Micheler (Yves Carlevaris, parfait un homme hésitant ne désirant pas mouiller son uniforme) et Philippe Pétain (Jérôme Keene), qui était en concurrence avec Robert Nivelle quatre mois plus tôt pour l’obtention du poste suprême et est lui aussi clairement hostile à son supérieur.

Après l’intervention du ministre de la guerre, réalisée avec verve et fougue, chacun des trois généraux va s’exprimer à son tour, Poincaré ayant levé à titre exceptionnel le devoir de réserve de Pétain et Micheler envers leur supérieur. Robert Nivelle impressionne par sa froideur et son obstination, Joseph Micheler fait rire malgré lui par sa lâcheté d’homme n’assumant pas avoir lui-même conçu les plans de l’attaque, et Philippe Pétain fait une excellente synthèse, tout en appuyant assez ouvertement la position du ministre de la Guerre. Etonnamment, la gravité de la situation n’empêche pas l’humour pour ce spectacle riche en suspense, où l’on voit bien les mécanismes et jeux d’influence à l’œuvre derrière les grandes décisions politiques et militaires. Un très beau spectacle excellement interprété qui donne à réfléchir tant sur le passé que sur le monde actuel, à recommander à tout âge, des scolaires aux survivants de guerre.»
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THEATRE PASSION – ANNE DELALEU
Le chemin des Dames – B. Jarrosson – Essaïon théâtre
17 octobre 2017
« Les comédiens investis dans leurs rôles, nous font découvrir une page d’Histoire peu glorieuse, mais importante en cette année de commémoration. On entend également au début et à la fin des extraits de la « chanson de Craonne » écrite pour l’occasion, on ne saura jamais qui est l’auteur de cette chanson antimilitariste… »
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ATLANTICO – ANNE JOUFFROY
« Le Chemin des Dames » : après « Au revoir là haut », non, la guerre n’est pas jolie
9 novembre 2017
Décidément, ces temps-ci, la guerre 14-18 n’a pas bonne presse. Ainsi, au théâtre, dans sa critique intelligente, acerbe, cinglante, des responsables politiques et militaires, « Le Chemin des Dames » semble un peu le pendant, lui aussi très réussi, du film d’Albert Dupontel.
Le thème de cette pièce est le mystère de la décision et la solitude du dirigeant décideur.
L’auteur s’est inspiré d’une phrase de Kierkegaard : « l’instant de la décision est un instant de folie où l’on va comparer ce qui n’est pas comparable ».
Ici, tous les faits historiques sont avérés mais jamais retranscrits ainsi dans les manuels d’Histoire…Pas de monologues explicatifs mais des dialogues rebondissants. Ainsi chaque personnage donne son point de vue avec vivacité.
Les comédiens : Tous sont remarquables, chacun dans son rôle.
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LE PARISIEN
Le chemin des Dames – B. Jarrosson – Essaïon théâtre
17 octobre 2017
« Une heure pour décider. Doit-on ou non lancer l’offensive du Chemin des Dames pour percer définitivement le front allemand ?…Si le suspense et le doute sont constants l’humour n’est pas absent ».
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